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 POESIE PIEDS-NOIR

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sevillana
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MessageSujet: POESIE PIEDS-NOIR   Ven 14 Jan 2011 - 13:08

Bonjour a tous:


LA TIA



Des vieilles comme ça,
Je sais qu’il n’y en a plus.
Les grand-mères de là-bas,
Ainsi, je les ai connues.
Vêtues d’un vieux sarrau,
Fraîchement repassé.
Coiffées d’un chignon haut,
Les cheveux bien tirés.
Ils étaient longs, si longs,
Furent-ils jamais coupés ?

Quand elle est arrivée,
Elle était déjà vieille,
Oh ! pas sur ses papiers,
Mais dans sa tête à elle.
La vie, elle s’en moquait,
Depuis qu’à la dérive,
Un certain jour d’été,
Elle partit pour survivre.
En laissant derrière elle,
Des morts qu’elle chérissait.

Une mère, un mari,
Qu’elle aimait tendrement,
Que la mort lui a pris,
Bien trop brutalement.
Pour nourrir sa famille,
Elle a tant travaillé,
Et petit à petit,
Les années ont passées.
Les tendres oisillons,
Se sont tous envolés.

Chaque maison gardait,
Pour elle un petit lit.
Chacun a supporté,
Son caractère aigri.
Mais que pouvaient-ils faire,
Sinon de pardonner,
Celle qui sut être mère,
Sans jamais rechigner,
Et dont le seul bonheur,
Etait de les aimer.

Maintenant elle est là,
Elle ne peut plus bouger,
Elle ne reconnaît pas,
Ceux qu’elle a tant aimé.
Son doux sourire se meurt,
Son regard est figé.
Mais au fond de son cœur,
Un immense regret,
Ne pas pouvoir mourir,
Là, où elle était née.



JOSEPHINE COLOMBE
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sevillana
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MessageSujet: POESIE PIEDS-NOIR   Ven 14 Jan 2011 - 13:11

DERACINÉE

Pourquoi m’as-tu chassée chère Algérie,
Depuis ce jour, j’en garde une grande nostalgie.
Profondément blessée, je t’ai quittée mon beau pays,
En laissant derrière moi un coin de paradis.

Je n’oublierais jamais ce triste mois de Juin,
Comment te dire adieu sans être brisée par le chagrin.
Mes larmes et mes sanglots n’y pouvaient plus rien,
Je regardais ma belle ville d’Alger disparaître au loin.

Je me suis exilée vers ma mère patrie, la France,
Cette France tant aimée depuis ma tendre enfance.
Je ne peux pardonner ce méprisant accueil, où, dès mon arrivée,
Sans même me connaître, j’ai été jugée, offensée, rejetée.

Je pense souvent, à ma famille, à mon quartier,
A mon école, à mes ami(e)s, aux morts qui y sont restés.
Je regrette ce soleil, ce ciel bleu, ces palmiers, ces orangers,
Et la tiédeur de cette mer azur où j’allais me baigner.

Malgré toutes ces longues années passées,
Je ne peux oublier ce sol où je suis née.
Il reste là, enfoui au fond de mes pensées,
Rien ne l’effacera, il y demeurera pour une éternité.

Je rêve de fouler à nouveau cette terre,
Ma terre, où mes racines sont ancrées.
Mon vœu le plus cher serait de la revoir,
Cela assouvirait mon si grand désespoir.

Pourquoi m’as-tu chassée chère Algérie,
Depuis ce jour, j’en garde une grande nostalgie.
Profondément blessée, je t’ai quittée mon beau pays,
Et maintenant loin de toi je vieillis.
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Invité
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MessageSujet: Re: POESIE PIEDS-NOIR   Dim 16 Jan 2011 - 20:26

Coucou Sevillana
Je te suis toujours "à la trace", car "j'adore" tes messages...
Ici deux belles poésies, magnifiques
Et je relève la phrase suivante, pour le poème sur la Tia :

Les grand-mères de là-bas,
Ainsi, je les ai connues.
Vêtues d’un vieux sarrau,
Fraîchement repassé.
Coiffées d’un chignon haut,
Les cheveux bien tirés.
Ils étaient longs, si longs,
Furent-ils jamais coupés ?


Et je n'ai pu m’empêcher de repenser à ma grand mère...
Je peux te dire que c'est vrai... un jour j'ai assisté au "déroulage interminable" du chignon, ses cheveux, lui arrivaient en dessous des genoux... Cela m'avait impressionné et elle m'avait dit ne les avoir jamais coupé ... Pourtant, quand son chignon était fait, jamais on aurait pu croire que ses cheveux étaient aussi long !!!

Merci à toi, de nous faire profiter de ses poèmes très réalistes et si émouvants...

Bises de KIKI
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Chantal ALGUDO
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MessageSujet: Re: POESIE PIEDS-NOIR   Sam 22 Jan 2011 - 20:06

Oh ! oui KIKI !! moi aussi ça m'a rappelé ma mémé ; elle mettait ses cheveux sur 2 chaises placées derrière elle...
Et elle les a coupé en partant de son pays....drôle de symbole, non ? mais elle a quand même gardé son chignon et ses robes longues,noires,avec toujours un tablier noué par dessus... elle a vécu encore 8 ans comme ça en France...comme là-bas.
Que c'est bon de se souvenir...
Chantal
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